
Du 22 au 28 octobre 2007
LYON FAIT SON GRAND PRIX DE TENNIS
PALAIS DES SPORTS DE GERLAND
Lundi 22 Octobre 2007
- 1er tour -
Edouard ROGER-VASSELIN (FRA) / Julien BENNETEAU (FRA) - 7-5 / 3-6 / 1-6
Benneteau fait respecter son rang
Une semaine après sa victoire sur son adversaire du jour en quart de finale du tournoi d'Andrézieu, Edouard ROGER-VASSELIN retrouvait Julien BENNETEAU sur le Central du Palais des Sports pour une revanche attendue.
Comme pour rappeler à son aîné sa récente performance, le jeune français obtenait d'entrée une balle de break qu'il ne concrétisait pas, laissant BENNETEAU remporter son service (1-0). Une offrande en forme de respect qui donnait toutefois le ton du match.
Pressé par l'audace de son adversaire, BENNETEAU lâchait momentanément prise, à l'image de ce smash manqué qui finissait dans les tribunes (2-1), avant de se ressaisir. Par la suite, les échanges prenaient rapidement de la vitesse, Edouard ROGER-VASSELIN répondant intelligemment aux changements de rythmes imposés par le Bressan.
Le filet, tel un juge de paix impitoyable, faisait également des siennes, préférant à deux reprises avantager le 93ème joueur mondial au régional de l'étape, Julien BENNETEAU. Malheureusement pour ses supporters, c'est cette fois-ci le talent de son jeune compatriote qui faisait la différence. Sur une balle de break à cinq partout, ROGER-VASSELIN prenait l'avantage en accélérant le jeu et bouclait le set après quarante-cinq minutes de jeu (7-5).
Intraitable sur son service, ROGER-VASSELIN l'était beaucoup moins au filet, comme sur cette montée, où il ne pu exploiter un boulevard laissé par son adversaire, lequel faisait le break (2-0) sur un jeu blanc. Le second set, c'est donc le moment que choisissait BENNETEAU pour amorcer son réveil, et tenir tête à son cadet, notamment sur un second jeu blanc (5-2). La confiance retrouvée, le Bressan s'adjugeait la seconde manche (6-3).
Comme à Andrézieu, le duel allait une nouvelle fois se jouer en trois sets. Mais à l'instar de leur récente passe d'arme, l'entame de l'ultime manche allait rapidement tourner à l'avantage de BENNETEAU. Au terme d'un échange interminable, puis d'un ace, le 61ème joueur du circuit faisait le break. Dès lors, la messe était dite. Assommé, Edouard ROGER-VASSELIN, déposait les armes non sans avoir encore bataillé pour revenir (6-1). Une forme de respect, sans doute.
B.P.
Les réactions :
Julien BENNETEAU : « C'est jamais facile de jouer contre un Français. D'autant qu'on s'est affronté il y a trois jours. Il l'avait emporté en jouant très bien. Là, on peut dire que j'ai pris ma revanche. J'ai souvent fait de bons matches à Lyon, mais sans jamais dépasser second tour. J'aimerais encore profiter du public lyonnais, qui est toujours derrière les Français. Et puis j'habite à 60 km d'ici, c'est donc particulier de jouer ici ».