
De retour dans son jardin après son titre obtenu sur le Central en 2000 et sa finale en 2003, Arnaud CLEMENT est tombé de haut.
Opposé à Benjamin BECKER, 74
ème joueur mondial, l'Aixois s'est heurté dès les premiers échanges au talent du jeune Allemand, qui, au gré d'un panel de coups distillés en fond de court, n'a pas hésité à le faire courir le long de sa ligne. Au point que sur le troisième jeu de la première manche, le Français se voyait dans l'obligation de sauver par un ace une balle de break venue le chatouiller un peu trop tôt.
En guise de représailles, CLEMENT obligeait l'Allemand à s'employer pour remporter son service. Son service justement, celui qui allait par la suite faire tant de mal au Français et servir de base au jeu de BECKER (19 aces au total). Le premier set allait même se terminer en queue de poisson pour CLEMENT, à qui son adversaire infligeait un cinglant 7-0 lors du tie-break.
Le deuxième set ressemblait étrangement au premier. À 5-4 en sa faveur, BECKER était même à deux points de remporter la mise. Mais une fois encore, l'Aixois revenait dans la partie, et décrochait un second tie-break aux mêmes conséquences que le premier. Malgré les encouragements du public lyonnais, CLEMENT finissait par déposer les armes aux pieds du jeune Allemand, qui retrouvera un autre français au second tour : Marc GICQUEL.
B.P.
Les réactions :
Arnaud CLEMENT : «
Je suis un peu déçu, c'est logique. Il était meilleur que moi au service. C'était extrêmement dur de lire son jeu et notamment de retourner ses premières balles. Lyon, c'est pour moi le seul tournoi où toutes les conditions de jeu sont réunies pour que je puisse pleinement m'exprimer. C'est une surface où il faut pratiquer un jeu agressif. Pour ma part, j'ai eu plus de mal à attaquer les balles ».