
Du 22 au 28 octobre 2007
LYON FAIT SON GRAND PRIX DE TENNIS
PALAIS DES SPORTS DE GERLAND
Samedi 27 Octobre 2007
- Demi-finale -
Sébastien GROSJEAN (FRA) - Jo-Wilfried TSONGA (FRA) 6/1 6/2
GROSJEAN dompte TSONGA
Impressionnant vainqueur du tenant du titre Richard Gasquet au second tour, puis du Belge Olivier Rochus en quarts de finale, Jo-Wilfried TSONGA a sombré ce samedi. Battu à plates coutures par un Sébastien GROSJEAN qui a renoué avec le meilleur de son tennis. Dimanche, la Marseillais disputera une nouvelle finale face à Marc Gicquel. La treizième de sa carrière.

Olivier Rochus l’avait annoncé jeudi après son élimination en quarts de finale : il sera difficile de résister à Jo-Wilfried Tsonga, même à 200%.
Contre toute attente, Sébastien GROSJEAN a fait mentir le joueur Belge. Ce samedi, le Marseillais a étrillé l’homme en forme de ce tournoi en cinquante-cinq petites minutes de jeu. Un match où le Manceau n’a été que l’ombre de lui-même. Trop crispé par l’enjeu.
Car, à l’image des cordes de sa raquette, Jo-Wilfried Tsonga était assurément trop tendu. Une nervosité palpable dès l’entame de la rencontre, et qu’il avait du mal à contenir. De son côté, concentré et agressif, Grosjean prenait d’entrée son compère de double à la gorge. Notamment au filet, où il surprenait un Tsonga trop loin de sa ligne de fond de court. Ainsi, après huit minutes passées sur le court, le Marseillais transformait une balle de break (2-0).
Scotché par l’entame de son adversaire, Tsonga peinait à revenir dans le match. Le Manceau enchaînait les fautes directes et subissait dans le jeu. Même ses premières balles, d’ordinaire des plus incisives, ne passaient pas. Pour Grosjean, la voie vers le gain du premier set était libre. Après moins de trente minutes de jeu, il remportait le premier round dans une rencontre à sens unique (6-1).
Tsonga le moral dans les chaussettes, Grosjean ne se contentait pas seulement de gérer la seconde manche. Il sortait le grand jeu, alternant jeu court et jeu long face à un adversaire dépassé par les évènements. Mené quatre jeux à deux, le Manceau encaissait une nouvelle torpille de Grosjean sur un retour. Sur le jeu suivant, le Marseillais transformait sa quatrième balle de break et s’envolait vers la finale. La fessée prenait fin par la pire des corrections : un jeu blanc, infligé par Grosjean à son cadet (6-2).
B.P.
Réactions :
Sébastien GROSJEAN : « Jo-Wilfried était un peu crispé. Je l’ai remarqué au moment de l’échauffement. J’ai fait le break sur un passing en bout de course, et après, je ne l’ai pas lâché. En fait, j’ai évité qu’il rentre dans le match. Pour lui, ça a été dur parce qu’il avait la pression. Mais je ne m’inquiète pas pour lui. Des demi-finales, il en aura d’autres. Pour ma part, j’ai remporté un match accroché hier, ça m’a fait du bien au moral. Aujourd’hui, je n’ai pas joué mon meilleur match de l’année parce que pour cela il faut que ce soit un combat ».
Jo-Wilfried TSONGA: "C'est dur. Il m'a pris à la gorge dès le début. Il attaquait bien les balles. De mon côté, je suis rentré sur le court pour lui faire mal. C'était dur parce qu'il me dominait, mais je me suis battu jusqu'à la dernière balle. Contre un joueur comme Seb, il n'y a pas de round d'observation. Ce match me servira pour la suite. J'apprends, j'évolue tous les jours. Sinon, je suis en finale d'un tournoi double. Pour moi, c'est la première fois".