
Du 22 au 28 octobre 2007
LYON FAIT SON GRAND PRIX DE TENNIS
PALAIS DES SPORTS DE GERLAND
Dimanche 28 Octobre 2007
- Finale simple -
Sébastien GROSJEAN (FRA) - Marc GICQUEL (FRA) 7/6(5) 6/4
GROSJEAN, le retour gagnant !

Ce dimanche, le Marseillais Sébastien GROSJEAN s'est imposé en deux sets face à Marc GICQUEL (7/6(5) 6/4). C'est la seconde fois en deux ans que le natif de Tunis échoue en finale après sa défaite face à Richard Gasquet en 2006. Pour Grosjean, c'est un retour au premier plan qui fait suite à cinq années de disette.
Une chose est certaine. L'expérience des finales disputées aura permis à Sébastien Grosjean d'aller au bout de cette édition 2007. Car, encore loin de son meilleur niveau, le Marseillais n'a jamais douté pour empocher le titre.
À l’image de sa demi-finale disputée samedi face à Jo-Wilfried Tsonga, il attaquait donc sa finale le pied sur l’accélérateur. Coups droit en extension, passing millimétrés, il mettait d’entrée Marc Gicquel à rude épreuve et donnait le ton du match. Ce dernier aurait même pu concéder un jeu blanc si son adversaire n’avait pas si souvent gâché ses premières balles. Comme la veille, Grosjean faisait forte impression. Mais la partie allait très vite s’équilibrer.
Plus en réussite avec son service que son adversaire, Gicquel répondait immédiatement en égalisant (1-1). Dès lors, les échanges devenaient plus intenses et les points âprements disputés. Les deux joueurs testaient l’un après l’autre la capacité de résistance adverse en pilonnant sans relâche. À ce petit jeu, c’est Gicquel qui se montrait le plus efficace. Sur l’un de ces points interminables et spectaculaires qui font souvent le charme des finales, Gicquel venait à bout du Marseillais qui, en rupture de course, déposait une balle dans le filet (2-2).
Tandis que Grosjean retrouvait peu à peu son efficacité au service et profitait de deux aces pour reprendre l’avantage (3-2), Gicquel sauvait une balle de break et recollait au score.
Au fur et à mesure des échanges, on sentait Marc Gicquel capable de prendre le dessus en ce début de partie. Notamment grâce à plus d’audace dans le jeu court, chose qu’il expérimentait à plusieurs reprises avec succès, comme sur cet amorti qui laissait Grosjean scotché sur sa ligne (4-4). Car Gicquel l’avait bien compris. S’il voulait l’emporter, il lui faudrait faire courir son adversaire.
Seulement voilà. Sébastien Grosjean n’est pas un illustre inconnu. Et ça, Marc Gicquel sait parfaitement. Côté tennis, le Marseillais n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il est mis en difficulté. Gicquel le constatait à ses dépens sur un nouveau passing magistral effectué en rupture, et dont seul Grosjean a le secret.
Poussé par son adversaire à l’affrontement au tie-break, le Marseillais faisait parler son expérience et sa puissance. Ainsi, mené 6-2, Gicquel sauvait trois balles de set avant de craquer (7/6 (5)).
Comme lors de sa demi-finale contre le Colombien Falla, Gicquel concèdait une première manche disputée. Une situation qu’appréciait peu le natif de Tunis, qui se défoulait sur une décision arbitrale litigieuse.
La pression retombait le temps de quelques points, le temps pour Grosjean de placer trois aces et revenir à quatre jeux partout. On savait alors que ce match ce jouerait sur bien peu de choses. Ce fut le cas.
Mis en confiance par un service retrouvé, Grosjean allait ensuite faire la différence grâce à son expérience. Tout d’abord sur une torpille croisée décochée du fond du court, et qui voyait Gicquel mettre un genou à terre. Puis sur une nouvelle de ses accélérations que le natif de Tunis se pouvait contenir (5-4).
Invité à servir pour le match, Grosjean se heurtait à l’orgueil de Gicquel, lequel n’avait pas encore décidé de déposer les armes. Tel un soldat désireux de mourir au combat, il sauvait même trois balles de match. Mais la quatrième était la bonne pour Grosjean, qui s’adjugeait son premier titre depuis cinq ans.
B.P.
Réactions:
Sébastien Grosjean
"Cette victoire a été un vrai plaisir car j'y ai mis la manière. Ca a été difficile mais je me suis bien battu. Il fallait être offensif. J'ai démarré la saison en mauvaise forme, aujourd'hui je me suis fait plaisir. C'est le plus important. Quant à l'arbitrage, ça fait partie du sport. Il y a eu des fautes des deux côtés. Même nous, nous pouvons faire des erreurs"
Marc Gicquel
"Je suis bien évidemment déçu de perdre à ce stade, plus que l'année dernière car je pense avoir bien mieux joué cette finale. Mais Sébastien a été plus présent, plus solide. Il a été constant et a très bien servi. Malgré tout, je suis content de mon tournoi et avec encore plus de travail, je peux encore faire des progrès."