
Du 22 au 28 octobre 2007
LYON FAIT SON GRAND PRIX DE TENNIS
PALAIS DES SPORTS DE GERLAND

Ce n'est peut-être plus le meilleur Français, mais ça a été le meilleur de la semaine. Et de loin. Après avoir écarté, avec la manière, cinq de ses compatriotes en autant de tours, Sébastien GROSJEAN a inscrit son nom au palmarès du GPTL. "Emotionnellement, c'est mon titre le plus fort après Bercy", explique-t-il. Cadart, Santoro, Benneteau, Tsonga et enfin Gicquel ont tous dû s'incliner devant un joueur qui a par moments retrouvé le niveau qui lui avait permis d'atteindre le 4e rang mondial il y a quelques années.
Mais depuis, il avait perdu de sa superbe. Il pointait lundi dernier à la 81e place mondiale. Surtout, il n'avait pas remporté le moindre tournoi depuis 5 ans, quasiment jour pour jour. Saint-Pétersbourg 2002, une éternité. "Une période difficile, où je jouais moins bien, et où je gagnais moins", avoue-t-il. On le disait fini, démotivé, dépassé par la meute des jeunes Français aux dents longues. Mais c'était oublier un peu vite que le Marseillais reste un joueur d'exception. Capable de sortir des coups magiques de sa raquette. "Quand il joue à son meilleur niveau, il fait partie des tout meilleurs mondiaux", reconnaît Jo-Wilfried Tsonga, partenaire de double et victime expiatoire de Grosjean en demi-finales. "Pendant tout le match, j'espérais qu'il baisse son niveau, qu'il rate des coups, qu'il me donne des points, mais ce moment n'est jamais arrivé", ajoute un Gicquel impuissant.
"Je joue au tennis pour moi", répète le lauréat de ce GPTL 2007. "Je joue parce que j'aime ça. Parce que je me fais plaisir sur un court. Je ne fais pas attention à toutes les critiques". Et à 29 ans, il avoue avoir encore faim et s'est déjà fixé plusieurs objectifs. Ses prochains ? "Etre tête de série à Roland-Garros (dans les 32 meilleurs joueurs mondiaux, ndlr). Et revenir ici l'an prochain pour défendre mon titre".