Simple: Simon fait durer le plaisir
Le 22/10/2008
Bousculé pendant plus d’une heure par Juan Monaco, le numéro 1 français Gilles Simon a décroché en 3 sets sa qualification pour le 2e tour du GPTL (2/6 6/4 6/1). Et par la même occasion conquis le public plus qu’enthousiaste du Palais des Sports.
C’est désormais sa marque de fabrique. Gilles Simon aime faire durer le suspense. Et il nous l’a montré. Comme lors de ses cinq premiers matchs à Madrid la semaine dernière, le désormais 10e joueur mondial a soigné son arrivée à Lyon. Pour le compte du 1er tour du GPTL, le Niçois est resté plus de deux heures sur le court face à l’Argentin Juan Monaco (2/6 6/4 6/1). Le temps de disputer trois sets haletants et de faire vibrer les spectateurs du Palais des Sports.
Si la fin de l’histoire est heureuse, le récit était pourtant bien mal engagé. Dès les premiers échanges, le jeu puissant de l’Argentin met en difficulté Gilles Simon. Bousculé, acculé, le Niçois doit s’employer pour remporter le moindre point. Car en face, Juan Monaco joue bien. Trop bien même pour le Français qui cède son service à deux reprises et se voit distancer au tableau d’affichage (4-1). Après un premier set remporté 6-1 par le natif de Tandil, le doute s’installe dans les tribunes. La nouvelle étoile montante du tennis tricolore serait-elle usée physiquement au point de céder dès le premier tour ? Le public du central chauffé à blanc ne vaut pourtant pas y croire et redouble d’encouragements.
Plus précis et plus percutant, Simon semble retrouver de l’envie dans le début du 2e set et prend la tête au tableau d’affichage (2-1). Un renouveau de courte durée puisque Juan Monaco, solide au service et en fond de court, met un coup d’accélérateur face au finaliste de Madrid, qui semble à bout de souffle (4-2). Et c’est justement le moment choisi par le Français pour produire son effort.
Comme s’il s’était préservé jusqu’alors, Gilles Simon enchaîne les points et les jeux. Cinq exactement. Vainqueur du deuxième set 6jeux à 4, il poursuit son effort dans la troisième manche. Cette fois-ci, c’est l’Argentin qui bloque. Incapable de répondre à la fougue du jeune Français, Juan Monaco voit défiler les jeux (6-1).
Le mythe madrilène est désormais bien réel. Il faut s’attendre à tout avec Gilles Simon. Et si « tout » est ce que l’on a vécu aujourd’hui, une seule chose est sûre : on en redemande !









