Simple: la jeunesse Tsonga a parlé
Le 23/10/2008
Dans un choc de générations, Jo-Wilfried Tsonga a du batailler trois sets pour venir à bout de l'expérience Santoro après un match spectaculaire (6/2 5/7 6/3).
Ce match entre la révélation de l'année, Jo-Wilfried Tsonga, et l'inusable magicien, Fabrice Santoro, promettait un beau spectacle. Et les spectateurs du Palais des Sports de Gerland n'ont pas été déçus.
Pourtant, dès les premiers points, le vétéran du tournoi est à la peine. Tsonga ne lui fait pas de cadeaux et ne cesse pas de l'agresser. Attitude payante pour le jeune Français qui prend de suite son service (3-0). Santoro tente de se reprendre, grâce à une bonne présence au filet, mais ce n'est pas suffisant pour inquiéter le récent vainqueur du tournoi de Bangkok. Tsonga fait parler sa puissance et continue de le déborder. Il conclut sans forcer la première manche avec un nouveau break après seulement 26 minutes de jeu (6/2).
Le début du deuxième set est de même facture que le premier avec un Tsonga toujours impitoyable sur son service. Santoro, de son côté, doit batailler pour gagner le sien mais il le fait avec succès. Le vainqueur du tournoi en 1997 monte ensuite en régime et montre enfin ce dont il est capable. Il retourne beaucoup mieux et utilise à merveille son coup de patte dans les points importants. Tsonga en fait les frais et concède sa mise en jeu à 5-5 avant de voir son aîné de 12 ans lui subtiliser la seconde manche sur sa troisième balle de set (7/5).
Les deux protagonistes livrent une bataille qui a de quoi enchanter le public. Fabrice Santoro continue sur sa lancée dans le troisième set avec une défense de fer et un touchée de balle exceptionnel. Mais « Jo » répond parfaitement par sa puissance et sa vivacité et réussit à faire le break (4-1). Il gère ensuite sans grosse difficulté ses deux dernières mises en jeu pour s'imposer 6 jeux à 3 après deux heures de beau jeu.
En quart de finale, Tsonga affrontera le vainqueur du dernier match de la soirée qui oppose son compatriote Paul-Henri Mathieu à l'Espagnol Juan Carlos Ferrero.









