Simple : Soderling, de nouveau « Roi Lyon »
Le 26/10/2008
Il avait remporté son premier titre sur le circuit ATP en 2004, à Lyon. Quatre ans plus tard, Robin Soderling (SWE, n°7) remet ça, au terme d’un tournoi maîtrisé de bout en bout. Comme lors de ses précédents matchs, le Suédois n’a pas failli en finale, malgré un petit accroc au second set, contre le malheureux Julien Benneteau, 6/3 6/7(5/7) 6/1.
Quand Soderling sert, mieux vaut s’accrocher. Si ses premières balles sont légèrement moins rapides que celle d’un Roddick par exemple (avec une pointe à 221 km/h en finale), elles n’en sont pas moins efficaces, bien au contraire. Dans ce premier set de la finale, Benneteau aura essayé, mais il n’y avait pas grand-chose à espérer contre un Suédois décidemment intraitable en indoor. Malgré quelques difficultés, le Français a tenu sa mise en jeu jusqu’à 2/2. Et puis Soderling a encore accéléré le mouvement. Aces, coups droits puissants, déplacements intelligents, il possède la palette incontournable du joueur parfait sur ce type de surface. Une fois détaché à 4/2 en sa faveur, le Suédois était irrattrapable. Plus régulier, plus percutant, ou tout simplement mieux rentré dans son match que le Français, il déroule pour remporter cette première manche 6/3 en 27 minutes. Contre un joueur de ce niveau, probablement parmi les dix meilleurs au monde en indoor, le désavantage de courir après le score et un grand nombre de fautes directes ont empêché Julien Benneteau, pour l’instant, de défendre pleinement ses chances dans ce match.
La deuxième manche voit le public se réveiller, et se mettre à pousser de plus en plus fort derrière le Français. Malheureusement, Benneteau, qui semble encore en dedans, se fait de nouveau breaker à 3/3. Et c’est justement ce break qui va constituer le déclic pour le Bressan. Désireux de ne pas laisser filer si facilement l’occasion de remporter son premier titre ATP, il revient dans la foulée sur le Suédois, 4/4, et imprime un rythme qu’il n’avait pas jusqu’alors. Plus déterminé, plus incisif dans ses gesteS, Benneteau gène Soderling pour la première fois de la rencontre et cela suffit à déstabiliser le Suédois qui passe moins de premières balles et commet un nombre de fautes plus élevé. Sous les hourras du public, le Français se lâche et réussit des coups comme il n’en avait pas encore sorti dans ce match. Passings, amortis, il prouve qu’il n’est pas en finale par hasard et c’est sur sa lancée qu’il breake d’entrée dans le tie-break. 5/3, puis 6/4, Benneteau s’offre deux balles de set. La première échoue dans le filet, la deuxième est la bonne. Après une grosse première balle, Soderling est dépassé et lâche un revers qui finit sa course dans le filet, 7/6 (7/5). La baisse de régime du Scandinave, conjuguée à l’orgueil de Benneteau, permettent au Français de se relancer, provisoirement, en remportant la seconde manche.
Provisoirement, car le dernier set est à sens unique. Toute la volonté et toute la motivation du monde ne suffisent pas toujours. Benneteau aura tout donné, tout tenté, mais il était dit depuis quelques jours qu’il faudrait être extraordinairement fort pour venir à bout de Soderling cette année. Qui plus est lorsque ce dernier a l’avantage de servir en premier. Jeu blanc, break, jeu blanc, break, jeu blanc… Les points défilent et le Français ne peut qu’assister, impuissant, à l’échappée belle du Suédois. Preuve, aussi, qu’en plus d’avoir un jeu redoutable sur la surface, le Scandinave possède une force mentale à toute épreuve. A 0/5, Benneteau sauve l’honneur sur un jeu blanc (trois aces), mais le match est plié depuis de longues minutes. Le public encourage une dernière fois son protégé, Soderling lâche ses ultimes cartouches et vient la balle de match, comme une évidence. Service gagnant à 199 km/h, 6/3 6/7(5/7) 6/1 en 1h42. Point d’orgue d’une semaine époustouflante de la part du Suédois.
Les joueurs
Benneteau : Exemplaire tout au long du tournoi, il est loin d’avoir démérité en finale, mais il est simplement tombé sur plus fort que lui aujourd’hui. Vaillant, jamais abattu, il aura tout fait pour ne pas laisser filer ce premier titre qui lui tendait les bras aujourd’hui. En vain. Les jambes semblaient lourdes, et il n’a pas à rougir de cette défaite qui vient ponctuer une semaine de haute volée, avec des victoires, entre autres, sur Tommy Robredo ou Jo-Wilfried Tsonga.
Soderling : Dès son premier match, on sentait que le Suédois était dans une très bonne semaine. Match après match, il l’a confirmé, montant en puissance au fil de la semaine. Fort d’un service monstrueux, d’un coup droit dévastateur et d’un physique hors normes, il a confirmé ses prédispositions en indoor et sa prédilection pour la surface lyonnaise. Déjà vainqueur à Lyon en 2004, il devient le deuxième joueur à inscrire plusieurs fois son nom au palmarès du GPTL, après l’illustre Pete Sampras. Et lorsque l’on regarde son parcours, on se dit qu’il était simplement impossible de venir à bout du Scandinave cette année. Victoires sur Rochus, Roddick, Simon, Benneteau... Excusez du peu !
Enfin, pour revivre le match en live texte, vous pouvez encore cliquer sur la news « Finale : les commentaires en direct ».
Quand Soderling sert, mieux vaut s’accrocher. Si ses premières balles sont légèrement moins rapides que celle d’un Roddick par exemple (avec une pointe à 221 km/h en finale), elles n’en sont pas moins efficaces, bien au contraire. Dans ce premier set de la finale, Benneteau aura essayé, mais il n’y avait pas grand-chose à espérer contre un Suédois décidemment intraitable en indoor. Malgré quelques difficultés, le Français a tenu sa mise en jeu jusqu’à 2/2. Et puis Soderling a encore accéléré le mouvement. Aces, coups droits puissants, déplacements intelligents, il possède la palette incontournable du joueur parfait sur ce type de surface. Une fois détaché à 4/2 en sa faveur, le Suédois était irrattrapable. Plus régulier, plus percutant, ou tout simplement mieux rentré dans son match que le Français, il déroule pour remporter cette première manche 6/3 en 27 minutes. Contre un joueur de ce niveau, probablement parmi les dix meilleurs au monde en indoor, le désavantage de courir après le score et un grand nombre de fautes directes ont empêché Julien Benneteau, pour l’instant, de défendre pleinement ses chances dans ce match.
La deuxième manche voit le public se réveiller, et se mettre à pousser de plus en plus fort derrière le Français. Malheureusement, Benneteau, qui semble encore en dedans, se fait de nouveau breaker à 3/3. Et c’est justement ce break qui va constituer le déclic pour le Bressan. Désireux de ne pas laisser filer si facilement l’occasion de remporter son premier titre ATP, il revient dans la foulée sur le Suédois, 4/4, et imprime un rythme qu’il n’avait pas jusqu’alors. Plus déterminé, plus incisif dans ses gesteS, Benneteau gène Soderling pour la première fois de la rencontre et cela suffit à déstabiliser le Suédois qui passe moins de premières balles et commet un nombre de fautes plus élevé. Sous les hourras du public, le Français se lâche et réussit des coups comme il n’en avait pas encore sorti dans ce match. Passings, amortis, il prouve qu’il n’est pas en finale par hasard et c’est sur sa lancée qu’il breake d’entrée dans le tie-break. 5/3, puis 6/4, Benneteau s’offre deux balles de set. La première échoue dans le filet, la deuxième est la bonne. Après une grosse première balle, Soderling est dépassé et lâche un revers qui finit sa course dans le filet, 7/6 (7/5). La baisse de régime du Scandinave, conjuguée à l’orgueil de Benneteau, permettent au Français de se relancer, provisoirement, en remportant la seconde manche.
Provisoirement, car le dernier set est à sens unique. Toute la volonté et toute la motivation du monde ne suffisent pas toujours. Benneteau aura tout donné, tout tenté, mais il était dit depuis quelques jours qu’il faudrait être extraordinairement fort pour venir à bout de Soderling cette année. Qui plus est lorsque ce dernier a l’avantage de servir en premier. Jeu blanc, break, jeu blanc, break, jeu blanc… Les points défilent et le Français ne peut qu’assister, impuissant, à l’échappée belle du Suédois. Preuve, aussi, qu’en plus d’avoir un jeu redoutable sur la surface, le Scandinave possède une force mentale à toute épreuve. A 0/5, Benneteau sauve l’honneur sur un jeu blanc (trois aces), mais le match est plié depuis de longues minutes. Le public encourage une dernière fois son protégé, Soderling lâche ses ultimes cartouches et vient la balle de match, comme une évidence. Service gagnant à 199 km/h, 6/3 6/7(5/7) 6/1 en 1h42. Point d’orgue d’une semaine époustouflante de la part du Suédois.
Les joueurs
Benneteau : Exemplaire tout au long du tournoi, il est loin d’avoir démérité en finale, mais il est simplement tombé sur plus fort que lui aujourd’hui. Vaillant, jamais abattu, il aura tout fait pour ne pas laisser filer ce premier titre qui lui tendait les bras aujourd’hui. En vain. Les jambes semblaient lourdes, et il n’a pas à rougir de cette défaite qui vient ponctuer une semaine de haute volée, avec des victoires, entre autres, sur Tommy Robredo ou Jo-Wilfried Tsonga.
Soderling : Dès son premier match, on sentait que le Suédois était dans une très bonne semaine. Match après match, il l’a confirmé, montant en puissance au fil de la semaine. Fort d’un service monstrueux, d’un coup droit dévastateur et d’un physique hors normes, il a confirmé ses prédispositions en indoor et sa prédilection pour la surface lyonnaise. Déjà vainqueur à Lyon en 2004, il devient le deuxième joueur à inscrire plusieurs fois son nom au palmarès du GPTL, après l’illustre Pete Sampras. Et lorsque l’on regarde son parcours, on se dit qu’il était simplement impossible de venir à bout du Scandinave cette année. Victoires sur Rochus, Roddick, Simon, Benneteau... Excusez du peu !
Enfin, pour revivre le match en live texte, vous pouvez encore cliquer sur la news « Finale : les commentaires en direct ».









